Gimme Shelter

Dans Gimme Shelter, Vanessa Hudgens joue Agnes “Apple” Baily, une adolescente qui a passé la majeure partie de sa vie à passer d’une main à l’autre (et parfois abusée) entre des foyers d’accueil et sa mère droguée, June (Rosario Dawson). Apple décide enfin de s’enfuir de chez elle et de contacter son père biologique – un courtier de Wall Street, Tom Fitzpatrick (Brendan Fraser) – dans l’espoir qu’il l’aide assez longtemps pour qu’elle puisse s’en sortir, trouver un travail et commencer sa propre vie.

Cependant, quand il s’avère qu’Apple tombe enceinte et que Tom n’est pas d’accord avec sa décision de garder le bébé, elle part, et finalement se retrouve dans un accident qui l’amène à l’hôpital. Là-bas, elle rencontre le gentil Père McCarthy (James Earl Jones) qui convainc Apple de rester dans un refuge pour adolescentes enceintes, géré par une femme spirituelle nommée Kathy (Ann Dowd). Là-bas, les résidents donnent à Apple le genre d’amour familial dont elle n’a jamais fait l’expérience – mais est-ce que sa mère va la laisser s’en sortir si facilement?

Inspiré d’une histoire vraie (les gens qui sont montrés pendant les crédits de fin), Gimme Shelter est un travail courageux de réalisme social qui s’inspire de faits réels, mais qui n’arrive pas à explorer correctement les problèmes importants auquel il touche – et n’explore pas non plus ce que implique la narration – et donc, le film est principalement deux heures de sermons peu convaincants et de mélodrame naïf.

Beaucoup de problèmes du film Gimme Shelter viennent du réalisateur/scénariste Ron Krauss (Amexica), dont le script est fainéant et maladroit, en général. Krauss prend une position sur un grand nombre de sujets de discussions polarisant (les privilèges des classes, l’avortement, la foi), mais il évite souvent d’apporter des arguments élaborés à ses positions. Le casting de support est remplis de visages que vous allez probablement reconnaître mais dont les noms vous échapperont, comme Stephanie Szotak (Iron Man 3), Dascha Polanco (Orange is the New Black) et Emily Meade (Tresspass). Même si elles font toute un bon travail dans la limite de leur capacité, elles n’ont pas vraiment beaucoup à faire – et quand elles ont du travail à faire, leurs scènes se terminent souvent à rendre l’intrigue encore plus vague.

Que vous soyez d’accord ou pas avec les tendances politiques/philosophique de Krauss dans Gimme Shelter, les scènes du film partent souvent d’une bonne intention et a pour ambition de mettre en avant des problèmes difficiles dont les personnes touchées ont du mal à faire part. Malheureusement, ça et quelques performances respectables sont les seuls sauveurs dans un film qui donne l’impression d’être le résultat final d’un réalisateur ayant regarder Precious et qui a décidé qui pouvait faire meilleur (mais ce n’est pas le cas).

GhostBastards 2 (Putain de Fantôme) (Titre Original: A Haunted House 2)

GhostBastards 2 (Putain de Fantôme)revient avec Malcolm (Marlon Wayans) et Kisha (Essence Atkins) du premier film; après que Kisha, qui était possédé par le démon, semble mourir dans un accident de voiture, Malcolm décide de laisser son passé rempli d’activités paranormales derrière lui et de ne jamais en reparler. Une année plus tard, lui et sa nouvelle moitié, Megan (Jaime Pressly) – avec les enfants de Megan, Becky (Ashley Rickards) et Wyatt (Steele Stebbins) – vivant ensemble et déménageant dans la maison de leurs rêves.

Cependant, des évènements étranges commencent à apparaître autour de Malcolm une fois de plus – que ça soit Megan qui développe une obsession pour une mystérieuse boîte qu’elle a trouvé, ou Wyatt qui passe du temps avec son mystérieux ami imaginaire, ou encore Malcolm découvrant une collection de vidéos bizarres dans le grenier de sa nouvelle maison. Très bientôt Malcolm va chercher de l’aide auprès d’autres personnes – comme son vieil ami Father Williams (Cedric the Entertainer) – dans l’espoir de résoudre ces problèmes surnaturels une bonne fois pour toute.

Wayans nous sort ses ruses habituels dans ce film, ce qui veut dire que pendant toute la durée du film il essaye juste de balancer des blagues incohérentes (ou essaye désespérément). Le reste du casting est composé de talents peu talentueux qui sont plutôt bruyant et grossiers (ce qui les rend, évidemment, “drôles”), ou jouant des caricatures plates – que ça soit Gabriel Iglesias (Magic Mike) qui joue le rôle du nouvel ami de Macolm latino Miguel; Missi Pyle (The Artist) et Hayes MacArthur (Bachelorette) qui ne brillent pas vraiment; ou Rick Overton en tant que professeur qui se transforme soudainement en blague de Breaking Bad.

Les spectateurs qui ont apprécié le premier volet GhostBastards en tant que simple plaisir coupable, et qui regarderont cette séquelle ne rajoute pas grand chosechose au premier volet. Cependant, même ces personnes risqueront de perdre leur patience rapidement, quand ils vont réaliser que ce film est juste quelques mauvais restes du premier film, réchauffé et servi avec une différente sauce. Même, si vous appréciez les comédies signées Wayans sont quelque chose que vous appréciez avec vos amis, il faudra peut-être quand même attendre que ce film sorte en DVD ou autre car il est plus conseillé de voir votre film chez vous – pour pouvoir insulter de façon aléatoire et en faisant du bruit le fait que ce film est affreux – plutôt que de gâcher votre argent si difficilement gagné dans un ticket de cinéma.

Si vous êtes toujours hésitant vous pouvez regarder ce trailer de GhostBastards 2 (Putain de Fantôme):

GhostBastards – Putain de fantôme (Titre Original: A Haunted House)

GhostBastards – Putain de fantôme est la première parodie à l’humour gras concocté par Marlon Wayans (il est la star, coscénariste et producteur) sans l’assistance de ses frères Shawn et KeenenIvory. Ensemble, les trois nous ont apporté des films comme ScaryMovie 1 & 2 et Dance Flick– auquel on peut les comédies non parodiques que les gens aiment détester (White Chicks, LiTTLEMAN) – mais est-ce que la “magie” s’envole quand c’est juste Marlon, craquant des gags de sexes et des blagues de pets tout en balançant des pics au sous-genre de “foundfootage” surnaturel de films d’horreur?

De façon suprenante, GhostBastards – Putain de fantôme rappelle la comédie des Wayans qui a marqué leurs débuts: Don’t Be a Meance to South Central While Drink Your Juice in the Hood, avec des éléments basé sur la culture et la race d’humour satirique visant primairement les récents films de “foundfootage” présentant des castings prédominants d’acteurs caucases. Le problème est… tout le reste.

GhostBastards – Putain de fantôme est réalisé par Michael Tiddes un assistant et producteur sur les films des frères Wayans. Niveau histoire (si ça vous intéresse): Les friponneries concernent Malcolm (Wayans), qui a acheté une caméra dans le but d’enregistrer tout ce qu’il se passe après que sa petite amie Kisha (Essence Atkins) emménage. Cependant, des évènements mystérieux et inexplicables commencent à se produire, inspirant le couple à engager une paire de gardes et des wannabe stars de la télévision (David Koechner et Dave Sheridan) pour installer des caméras autour de la maison dans le but de déterminer la cause. Eventuellement, ils demandent de l’aide à un psychique (Nick Swardson) et un prêtre (Credic the Entertainer) quand il devient trop apparent qu’il y a des forces surnaturelles dans le coup. Peut-être tout ça à quelque chose à faire avec Kisha vendant son âme en échange d’une paire de chaussures?

C’est une façon longue de dire les choses: Marlon Wayans a la voix d’un comédien avec un but, mais s’exprimant à travers des projets comme GhostBastards – Putain de fantôme n’est pas le moyen à suivre pour convaincre les masses de ça. Il y a très peu de raisons et de récompenses à encourager qui que ce soit qui est impliqué à continuer à faire ce genre de film qui n’attire pas grand monde (et duquel on peut disposer instantanément) et fête à la vulgarité.

Godzilla

 Dans ce nouveau Godzilla, Joe Brody (Bryan Cranston) un ingénieur en chef travaillant sur la centrale nucléaire Janjira, découvre une activité sismique, qui, si ignorée menace la stabilité de la centrale (tout autant que la sécurité des vies des résidents alentours). Pourtant, avant que Joe puisse implorer à ses supérieurs de prendre ça au sérieux, une force mystérieuse provoque un effondrement de la centrale – laissant Joe, sa famille, ainsi que le reste des personnes de la région, dévastés.

Quinze ans plus tard, Joe cherche toujours à trouver des réponses à ses questions, obsédé à retrouver la vraie raison derrière l’effondrement de la centrale nucléaire Janjira. Quand l’excentrique théoricien de conspiration est arrêté en zone de quarantaine, Ford, le fils de Joe (Aaron Taylor-Johnson), un technicien en explosifs de la Navy, doit voyager jusqu’au Japon pour ramener son père en Amérique – et pour mettre un terme à ses recherches qui deviennent de plus en plus dangereuses. Mais, juste après l’arrivée de Ford au Japon, il se rend compte que Joe avait raison depuis le début – et que le monde allait payer le prix fort à ne pas avoir écouté ses avertissements.

Bryan Cranston et Aaron Taylor-Johnson dans Godzilla

Bryan Cranston et Aaron Taylor-Johnson dans Godzilla

 

Au lieu d’utiliser d’inonder le film de scènes d’imagerie générée par ordinateur pour vendre le film, Gareth Edwards utilise intelligemment des histoires intéressantes entre plusieurs protagonistes – ce qui amène le spectateur à s’extasier de plus en plus après chaque passages menaçants révélant Godzilla tout autant que d’autres menaces.

Cranston donne le ton rapidement avec le charmant mais compulsif Joe Brody – un homme qui, avant que le désastre ne s’installe, reste distant et obsédé par la situation. Malgré son rôle dans Breaking Bad lui donnant plus qu’une récompense, Cranston a été relégué à être une caricature dans la plupart de ses rôles au cinéma – méchants sans fonds jusqu’à des militaires durs et sévères. Cependant, Cranston a beaucoup plus de matériel et de travail à faire dans Godzilla et l’acteur rend une performance sur le plan émotionnel ainsi qu’empathique qui assure aux deux piliers narratifs (science-fiction fantastique et drame humain) d’être pris au sérieux.

Pour en finir, Godzilla (un must-see que vous pouvez attraper sur streamingly, est un film ravissant sur tout les plans, qu’il s’agisse du scénario jusqu’aux scènes d’imagerie générée par ordinateur, tout est exécuté avec une précision et (quelquefois) une froideur nécessaire qui donne cette ambiance angoissante et chaque scènes où le monstre apparaît encore plus palpitantes.